Peu avant sa maladie, le Prophète ﷺ fit un discours annonçant qu’un serviteur d’Allah avait choisi ce qui se trouve auprès de Lui plutôt que les bienfaits de ce monde. Abu Bakr comprit immédiatement de qui il s’agissait et se mit à pleurer. Le Prophète ﷺ déclara alors qu’Abu Bakr était celui qui l’avait le plus soutenu, et qu’ils étaient « frères en islam ».
Treize jours de maladie
Sa maladie apparut fin Safar de l’an 11 de l’Hégire et dura treize jours, s’aggravant progressivement. Installé chez ‘Aïsha à sa propre demande, trop affaibli pour diriger lui-même la prière, il ordonna à Abu Bakr de le remplacer.
Le dernier souffle
Le lundi 12 Rabî’ al-Awwal de l’an 11 de l’Hégire, après la prière du Fajr, il se coucha sur le giron de ‘Aïsha, se brossa les dents avec un siwâk, puis sa tête s’alourdit. Il prononça alors : « Ô Allah, ilâ Ar-Rafîq Al-A’lâ » (vers la plus haute Compagnie), et rendit son dernier souffle.
Un héritage sans richesse matérielle
Abu Bakr, effondré, l’embrassa en pleurant. Le Prophète ﷺ fut enterré dans la maison même où il rendit son dernier souffle, sans laisser derrière lui ni dinar ni dirham — à l’exception de sa monture, de ses armes, et d’une terre qu’il légua aux nécessiteux.
Cet article s’appuie sur des extraits de l’ouvrage Chronologie de la vie du Prophète Muhammad ﷺ, disponible sur la boutique Al Bidar.
