Muhammad Hamidullah n’a jamais appartenu à un seul pays, ni à une seule époque. Son œuvre a traversé les frontières, les continents et les générations.
Un pont entre les langues
Il maîtrisait plus de dix langues. Chaque langue lui servait à expliquer, traduire, clarifier, rendre accessible. C’est ainsi qu’il a ouvert des portes à des publics qui n’avaient pas accès aux sources, en Europe comme en Asie ou au Moyen-Orient.
Des manuscrits sauvés de l’oubli
Il a exploré les archives du monde entier, recopié des manuscrits oubliés, comparé des versions anciennes, et remis en circulation des textes qui menaçaient de disparaître. La Ṣaḥīfa de Hammâm ibn Munabbih en est l’exemple le plus connu : l’un des plus anciens recueils de hadiths, qu’il retrouva et rendit accessible à tous.
Un enseignant sans relâche
Partout où il vécut, il a enseigné : cercles d’étude, conférences, rencontres entre savants, cours aux ouvriers immigrés qui arrivaient en France. Il a aussi mis à disposition des outils essentiels : travaux sur la Sîra, textes fondamentaux d’histoire et de diplomatie, et même une traduction du Coran en français.
Une portée qui dépasse son époque
Pour comprendre pleinement la portée de son travail, il faut revenir à l’ensemble de son parcours — un parcours si dense qu’il continue, aujourd’hui encore, d’irriguer l’accès des francophones aux sources de l’islam.
Cet article s’appuie sur des extraits de l’ouvrage Biographie de Muhammad Hamidullah, disponible sur la boutique Al Bidar.
