Allah a accordé à Ibn Taymiyya des caractéristiques exceptionnelles, sorties de l’ordinaire, qu’Il réserve à Ses rapprochés : les Karâmâtes (littéralement « miracles », dans son sens le plus rapproché en langue française).
Une intuition connue de tous
Ibn Taymiyya était doté d’une intuition qui était connue chez tous ceux qui vécurent auprès de lui ou eurent l’occasion de le côtoyer. Ce bienfait lui fut accordé grâce à son suivi assidu du Qur’ân, de la Sunna et du chemin des pieux prédécesseurs. Voici quelques récits, rapportés par son élève Abû Hafs al-Bazzâr.
Malade à son arrivée en Égypte
Lorsqu’Ibn Taymiyya prit la route pour l’Égypte, il tomba malade, arrivé à destination. Sur place, personne n’était au courant de son état. Mais à peine fut-il arrivé que les gens l’appelèrent par son nom et sa Kuniya et s’enquirent de son état, s’empressant de prendre soin de lui.
Ibn Taymiyya leur demanda : « Comment avez-vous su que j’étais malade, alors que je viens tout juste d’arriver ? » Ils lui répondirent : « Un vieil homme est venu nous avertir de ton arrivée et du fait que tu étais malade. »
La bourse remise à un inconnu
Un homme vint à Damas et dépensa tout l’argent qu’il possédait. Ibn Taymiyya le rencontra un jour, au détour d’une rue. Il lui sourit et lui remit une bourse contenant de l’argent entre les mains.
Alors que nous assistions à cette scène, l’homme nous demanda : « Qui est cette personne ? » Nous lui répondîmes : « C’est Ibn Taymiyya. Il n’était pas passé par ce chemin depuis très longtemps. »
Le jeune malade de l’hôpital de Damas
Ibn Taymiyya avait l’habitude d’aller à l’hôpital de Damas chaque semaine, afin de visiter les malades. Un jour, il s’y rendit et fit des invocations pour un jeune homme malade, implorant Allah de le guérir. Ce dernier se rétablit rapidement de sa maladie et, après avoir quitté l’hôpital, vint saluer Ibn Taymiyya.
Ibn Taymiyya lui remit une somme d’argent et lui dit : « À présent qu’Allah t’a guéri, promets-moi de rentrer rapidement auprès de ta famille. Penses-tu qu’il soit permis de laisser seules ton épouse et tes 4 filles, sans personne pour subvenir à leurs besoins, tandis que toi, tu restes vivre ici parmi nous ? »
Le jeune homme lui embrassa alors les mains et lui répondit : « Ô maître, je me repens à Allah ! » Il ajouta : « Je m’étonne que le shaykh ait pu connaître ma situation, alors que personne à Damas ne savait que j’avais laissé ma famille sans subsistance ! »
Cet article s’appuie sur l’ouvrage Biographie de Ibn Taymiyya, un être d’exception, disponible sur la boutique Al Bidar.
